09.11.2008

Fabienne au présent... Toujours...

C’est toujours l’ébauche. L’histoire est toujours ébauchée : elle ne se termine jamais…
De même son portrait, au-delà de moi, au-delà d’elle ne cesse de se décliner,, parfois douloureusement… Quand bien même

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Par la peinture je produis de nouvelles rencontres dont l’essence se perd, se délite, puis finalement s’inscrit, s’incarne presque. C’est bien au présent que cela se passe. Peut importe finalement l’éloignement, la disparition.

Quand bien même y aurait-il quelque chose de vain ! Au bout du compte, au bout des mouvements qui s’informent je finis toujours par la retrouver, ne serait-ce qu’imperceptiblement ; au-delà d’elle, au-delà de moi…

Je recommence donc. Peut-être ne sont-ce que des chimères, des parcelles de son être que je m’efforce de retrouver… Quand bien même
Je compte sur l’alchimie du trait et de la tache : ces petits espaces de couleur différente dans un ensemble de couleur uniforme…
Je compte sur le substrat que ma peau garde d’elle, ma peau dis-je, non ma mémoire. Je ne peins pas avec des souvenirs évanescents mais avec des traces que rien, ni le temps, ni l’espace ne peuvent effacer.


07.11.2008

DANS LE PAYSAGE

Entrer dans le cœur de la peinture comme dans celui d’un paysage. Laisser ainsi le débordement se faire. Les traces du pinceau rendent à quelque chose d’enfoui, de primitif.

A la puissance fragilisée de la nature j’impose la force d’une trace qui ne se trouve qu’en moi. Ce n’est que dans le rapport entre mon geste, le mélange de l’huile, son débordement interne qu’il est possible de donner au tableau l’opacité, les méandres et le mystère d’un élément qui étaient oublié : celui d’une nature qui reste indomptable, indomptée. Si le peintre accepte la condition a priori d’un « laisser faire » il sort de ses propres limites et il rompt du même coup celle du spectateur.
Le mouvement du trait, sa rupture, sa conjonction sans cesse répétée permet d’accéder au vieux labyrinthe dans lequel j’invite à se perdre.

06.11.2008

L'objet commun ...

Te souviens-tu chère âme ? Il trônait là : figé dans son immobilité de métal.

Sa fierté résidait en son silence comme celui de ces petits arbres morts dans le regret de floraisons perdues et si lointaines.

Il trônait là, dans le bruissement délicat de ta chambre.

Patient, comme peuvent l’être les vieux objets. Gardant en son ventre sec le secret d’une vie passée. Patient. Peut-être même offrant à l’éternité sa désolante pétrification.

Son frère était dans ma poche ; toujours vif , toujours sauvage, comme il l’est encore aujourd’hui et le sera… Jusqu’à ce qu’il devienne un jour comme lui : silencieux.

 

01.11.2008

HIER

Ce chant de fleurs bleues dans la caresse de ses mains, le goût étrange et familier des eaux endormies lui rappelle la parole d’une couleur.

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La femme attend le jour où le ciel se chargera de nuages épais et rouges comme le sang des profondeurs de la terre prise dans une chaleur qui éclatera la face noire de l’univers.

 

29.10.2008

A l'intérieur du trait

 

A l’intérieur du trait

les formes se bousculent,

s’informent et se croisent

sans cesse

 

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De collisions en collisions
D’effleurements en écarts
L’histoire se dessine
D’elle-même

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Un peu comme l’évidence
D’une parole
Lorsqu’elle se déploie
En souffle
Chuchotement

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Des ondoiements configurent une scène
Dont les variations ne cesse de se démultiplier

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Acte après acte
Les événements s’impliquent.
Noir sur Blanc

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Ça sort d’un cadre
Pour pénétrer dans un autre
Puis ainsi de suite …

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Territoire après territoire
« déterritorialisation »  continue...

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Les Figures finissent toujours par se rencontrer
En s’écartant du trait
De la limite.

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Ça commence donc.
Et ne s’arrête pas

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Ne s’arrête pas

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Ne s’arrête jamais

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jamais...


 

27.10.2008

Une histoire d'huile

Quelques traces

presque rien

juste l'amorce posée

qui s'offre à devenir

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Paysage entre ciel et terre

Quelques chose de vaste qui donne au support la possibilité de profondeur

 

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20.10.2008

La toile vierge


 

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C'est un lieu écrasant la troisième dimension qui met l'espace à deux dimmensions en rapport immédiat avec l'affect, avec une quatrième et une cinquième dimensions, Temps et Esprit.

 

17.10.2008

de la lumière avant toute chose

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La qualité du mouvement

Si l'oeuvre a pour fonction d'évoquer le réel, il lui est alors possible, sachant qu'il ne s'agit là que d'évocation et non de représentation, de sortir du champ-visible afin de donner à voir cette "autre chose" qui la distingue de l'illustration.