06.11.2008

L'objet commun ...

Te souviens-tu chère âme ? Il trônait là : figé dans son immobilité de métal.

Sa fierté résidait en son silence comme celui de ces petits arbres morts dans le regret de floraisons perdues et si lointaines.

Il trônait là, dans le bruissement délicat de ta chambre.

Patient, comme peuvent l’être les vieux objets. Gardant en son ventre sec le secret d’une vie passée. Patient. Peut-être même offrant à l’éternité sa désolante pétrification.

Son frère était dans ma poche ; toujours vif , toujours sauvage, comme il l’est encore aujourd’hui et le sera… Jusqu’à ce qu’il devienne un jour comme lui : silencieux.

 

01.11.2008

HIER

Ce chant de fleurs bleues dans la caresse de ses mains, le goût étrange et familier des eaux endormies lui rappelle la parole d’une couleur.

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La femme attend le jour où le ciel se chargera de nuages épais et rouges comme le sang des profondeurs de la terre prise dans une chaleur qui éclatera la face noire de l’univers.

 

LA PEAU

 

Elle se promène à l’ombre du temps, elle délaisse ses jours afin que ses pieds puissent fouler une terre lointaine, un chemin que l’on dit se perdant d’un hameau.

 

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Puis se retrouve à l’orée crépusculaire … Une hésitation qui parle d’un basculement indicible de folie ! Mais, à quoi bon… Depuis trop longtemps l’ennui de ce monde coule lentement, comme un épais liquide âcre,  dans ses veines.
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Au crépuscule son poing se ferme : l’Histoire n’a pas fini de surprendre … En ces lieux d’entre-deux c’est le retour vers la contrée première où son ancienne peau n’a rien à faire que de se fissurer doucement, doucement …
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Se détacher comme un fardeau de cendres balayées par le vent foudroyant de beauté et d’innocence de son enfance enfin retrouvée.