05.02.2009

Les Travaux de Janvier

L’artiste ne se contente pas d’être un animal cultivé, il assume la culture depuis son début et la fonde  à nouveau, il parle comme le premier homme a parlé et peint comme si l’on avait jamais peint. L’expression ne  peut alors pas être la traduction d’une pensée déjà claire, puisque les pensées claires sont celles qui ont déjà été dites en nous-mêmes ou par les autres. La « conception » ne peut pas précéder l’exécution. Avant l’expression, il n’y a rien qu’une fièvre vague et seule l’œuvre faite et comprise prouvera qu’on devait trouver là quelque chose plutôt que rien. Parce qu’il est revenu pour en prendre conscience au fond d’expérience muette et solitaire sur lequel sont bâtis la culture et l’échange des idées, l’artiste lance son œuvre comme un homme a lancé la première parole, sans savoir si elle sera autre chose qu’un cri, si elle pourra se détacher du flux de vie individuelle où elle naît et présenter, soit à cette même vie dans son avenir, soit aux monades [ il faut entendre par « monades » de petits corps simples qui constituent un tout dès lors visible et perceptible] qui coexistent avec elle,  soit à la communauté ouverte des monades futures, l’existence indépendante d’un sens identifiable.(…) Le peintre n’a pu que construire une image. Il faut attendre que cette image s’anime pour les autres. Alors l’œuvre d’art aura joint ces vies séparées, elle n’existera plus seulement en l’une d’elle comme un rêve tenace ou un délire persistant, ou dans l’espace comme une toile coloriée, elle habitera indivise dans plusieurs esprits, présomptive ment dans tout esprit possible, comme une acquisition pour toujours. Sens et non-sens   Le doute de Cézanne P.25-26 éd. Gallimard.

Me voici donc de nouveau à mon laboratoire. Les travaux de janvier sont effectués avec ténacité à l’intérieur même du doute de ce  qui va advenir. C’est, cependant, pour moi, la seule chose à faire si je souhaite obtenir une continuité dans mes recherches.
Il y a la comme un impératif catégorique à l’égard duquel je ne peux me soustraire.

Commentaires

Bonjour
C'est encore moi...un peu géner de voir tous mes méssages et peu d'autres...
j'aime beaucoup cette univers..le votre ...vos peintures me parlent...
Voilà, Amicalement...au plaisir...ME..Isa

Ecrit par : Isa-B | 07.02.2009

merci,
merci pour cette attention
cette fidélité à venir me rendre visite
à prendre soin de voir ces peintures
pardonnez à ce manque de présence de mon côté....

Ecrit par : yurenéric | 09.02.2009

Ya pas de soucie...Eric ...comme l'important (what matters.is... your art alive right here!)est ce que vous (tu) donnes ici...pas les coms en retour...si tu viens dans ma maison c'est très bien sinon tant-pis...now just take care....
voilà...belle soirée et belle vie..kiss...Me ...Isa

Ecrit par : Isa-B | 10.02.2009

Comme Isa-B , vos peintures me touchent , je passe ici sans laisser de traces mais une fois n'est pas coutume ...
Merci .
Avec toute mon amitié.
Hélèna

Ecrit par : helenablue | 14.02.2009

dès lors que vous laissez ces quelques mots la trace se trame, elle est : tout simplement. Vous étiez déjà venue il y a quelque temps et cela m'avait touché. Le résultat est le même. Merci à vous.... Donc....

Ecrit par : yurenéric | 18.02.2009

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