30.11.2008
Quand, au départ ...
Voici ce qui est écrit :
« Pour juger encore mieux des petites perceptions (…) j’ai coutume de me servir de l’exemple du bruit de la mer, dont on est frappé quand on est au rivage. Pour entendre ce bruit il faut bien qu’on entende les parties, qui composent ce tout, c’est-à-dire le bruit de chaque vague, quoique chacun de ces petits bruits ne se fasse connaître que dans l’assemblage confus de tous les autres ensemble (…). Car il faut qu’on soit affecté un peu par le mouvement de cette vague et qu’on ait quelque perception de chacun de ces bruits, quelques petits qu’ils soient… »
Leibniz : La Monadologie ; Les perceptions insensibles.
Il en va de même pour la mémoire du grain de sa peau.
Son corps toujours se présente à moi que comme un déploiement qui me montre le chemin de son être.
Le grain de sa peau, de son corps, forme pour moi l’assemblage d’un territoire que je sais par avance irréductible. Cela me plaisait, me fascinait.
Aussi étais-je toujours étonné, impressionné, à l’idée que ma relation avec elle fusse l’invitation à un voyage dont je savais d’avance que la destination était non pas là-bas mais ici, toujours.
Aujourd’hui encore, l’histoire continue. J’ai les traces de sa peau qui s’étirent et m’envahissent. Je conjugue par force de désespoir le grain de sa peau avec celui du papier et j’y retrouve à chaque fois l‘irrésistible mystère ; au-delà de la perte, de l’abandon.
Parce qu’il ne m’est pas possible de faire d’une autre manière.
Parce qu’avec le papier, avec le grain, le pigment, je m’efforce à rendre compte d’une réalité qui va bien plus loin qu’une simple représentation imaginaire.
Il y a des variations infinies : il suffit de le savoir pour penser le mouvement comme un présent départ .
22:44 Publié dans Blog, Web | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, essai, peinture



Commentaires
Merci de ta visite Eric donc,comme tu m'as posté ton nom,tes mots mon toucher,
et ton travaille me façine comme m'émeux d'une certaine façon, je ne serais pas expliquer mais c'est très fort ce que tu fais,bravo,alors je vais m'empresser aussi de te rajouter dans mes favorie,
voilà pour today, je vais prendre le temps de regarder tes oeuvres si touchantes et je t'invite quant tu veux aussi dans mon petit coin d'émotions,amicalement,isa
Ecrit par : Isa-B | 01.12.2008
Je ne sais pas si je pouvais-tutoyer, désolé ( mais comme je suis à moitier anglaise ,c'est assez automatique!?pour moi c'est ok autrement!?
belle nuit.
Ecrit par : Isa-B | 02.12.2008
Juste un petit mot en passant pour te remercier de m'avoir fait écouter Morton Feldman l'autre jour chez toi... je me suis du coup procuré le cd qui est à l'origine de mon dernier texte...
Sinon, ta relation du texte au dessin et du dessin au texte, forme avec tes impressions une fascinante trinité...
Ecrit par : Andrea Maldeste | 05.12.2008
Bonsoir.
Je viens de lire.
[en écoutant Rothko Chapel, de Morton Feldman]
La - peau.
La - mémoire.
Cette - première visite.
[Mais]
Le - titre.
A lui seul...
http://www.deezer.com/track/128353
Ecrit par : H. Incorporated | 07.12.2008
Bonsoir, je viens de m'attarder un peu avec émotion dans tes peintures ,la danse comme je l'aime celle là,dailleur j'ai bien compris que tu ne là plus mais j'éssayerais quelques majuscules pour elle si belle & pour toi si tu l'acceptes (les danseuses sont une petite passion de petite fille,toujours là pourtant & je les peints toujours!)
c'est très beau ici,je vais continuer mes promenades surtout je m'y arrèterais quand j'aurais froid cet hivers.
belle nuit & weekend à toi éric ,& je t'attends chez moi,un vrai bonheur que tu tournes aussi mes feillées quelque peu froisées.
Ecrit par : Isabelle-B | 12.12.2008
Belle année
Douces pensées
Une infime trace
Dans ton éspace
Passe invisible
Te déposer
Mon panier du possible...
kis Isa
Ecrit par : IsaBersée | 01.01.2009
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