09.11.2008

Fabienne au présent... Toujours...

C’est toujours l’ébauche. L’histoire est toujours ébauchée : elle ne se termine jamais…
De même son portrait, au-delà de moi, au-delà d’elle ne cesse de se décliner,, parfois douloureusement… Quand bien même

Sixième étude de Fabienne.JPG

Par la peinture je produis de nouvelles rencontres dont l’essence se perd, se délite, puis finalement s’inscrit, s’incarne presque. C’est bien au présent que cela se passe. Peut importe finalement l’éloignement, la disparition.

Quand bien même y aurait-il quelque chose de vain ! Au bout du compte, au bout des mouvements qui s’informent je finis toujours par la retrouver, ne serait-ce qu’imperceptiblement ; au-delà d’elle, au-delà de moi…

Je recommence donc. Peut-être ne sont-ce que des chimères, des parcelles de son être que je m’efforce de retrouver… Quand bien même
Je compte sur l’alchimie du trait et de la tache : ces petits espaces de couleur différente dans un ensemble de couleur uniforme…
Je compte sur le substrat que ma peau garde d’elle, ma peau dis-je, non ma mémoire. Je ne peins pas avec des souvenirs évanescents mais avec des traces que rien, ni le temps, ni l’espace ne peuvent effacer.


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