07.11.2008

DANS LE PAYSAGE

Entrer dans le cœur de la peinture comme dans celui d’un paysage. Laisser ainsi le débordement se faire. Les traces du pinceau rendent à quelque chose d’enfoui, de primitif.

A la puissance fragilisée de la nature j’impose la force d’une trace qui ne se trouve qu’en moi. Ce n’est que dans le rapport entre mon geste, le mélange de l’huile, son débordement interne qu’il est possible de donner au tableau l’opacité, les méandres et le mystère d’un élément qui étaient oublié : celui d’une nature qui reste indomptable, indomptée. Si le peintre accepte la condition a priori d’un « laisser faire » il sort de ses propres limites et il rompt du même coup celle du spectateur.
Le mouvement du trait, sa rupture, sa conjonction sans cesse répétée permet d’accéder au vieux labyrinthe dans lequel j’invite à se perdre.

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